Pondichéry (inde):

Octobre 2003, Pondichéry. Dernière ville à m’accueillir. J’achève mon tour du monde par une ville que je connais bien, puisque j’y suis déjà venu... La première fois c’était il y a 14 ans, j’en avais alors 20. Cette fois-là, elle était la première à m’accueillir... Première étape de ce qui allait devenir une série de voyage, d’histoire, de rencontre...
Le destin à voulu que je me retrouve dans la même chambre, celle à l’angle de Mahé de Labourdonnais et Romain Roland. Rien à changé, le temps n’a eu que peu d’effet sur son contenu, les 4 lits sont toujours disposés contre les murs défraîchis, la table basse et ces 2 fauteuils invitent toujours autant à siroter. C’est que l’Hôtel «Qualithé» est avant tout un bar, on y vient de l’état voisin du Tamil Nadu se chauffer l’esprit car la bière y est bien moins chère. Le temps d’un week-end, des mâles en quêtes d’aventures occupent les quelques chambres. Le soir, la devanture de l’hôtel se transforme en scène où progressent les acteurs du bar.
J’aime cette chambre, J’y suis revenu plus par nostalgie que par confort, spacieuse et bien éclairée elle donne sur un carrefour animé. Le soir, depuis le balcon et à l’abri des regards, je me mêle aux scènes de vie qui s’y déroulent. Après quelques semaines passées je connais une partie des personnages de la place ainsi que leurs rôles dans la pièce. Le mien n’est pas bien défini...
Après la sieste j’aime prendre le thé sur la petite place sablonneuse à l’ombre des arbres, ensuite, à peu près réveillé, je traverse le quartier français pour me rendre à la bibliothèque de l’Alliance française. J’aime somnoler dans leurs fauteuils en osier, le petit courant d’air me rafraîchissant la nuque, le journal posé sur le ventre... Je sors, il est 17 heures, les écoliers rentrent chez eux, moi de même.
Demain je serai de retour chez moi, 360 jours après l’avoir quitté. 360 degrés, un tour du monde, un tour sur soi même. Beaucoup de questions, peu de réponses...